Le Free Fight veut changer d’image

Du free fight, le grand public a souvent une image qui tient plus du combat de chiens où tous les coups sont permis que de l’art martial, plus du film « Fight Club » que de la pratique sérieuse et encadrée. Pourtant, en entrant dans la salle d’entraînement de l’espace Form d’Aubergenville, l’ambiance est bien loin de tous ces clichés. Cet espace de remise en forme propose depuis peu descours de free fight. Face au grand miroir, une trentaine de personnes font de la corde à sauter. L’entraîneur, observe l’assemblée, l’air satisfait : « Les inscriptions se sont faites très vite. Il y avait une forte demande et une grande attente. On le savait depuis les quelques stages qu’on avait organisés l’année dernière. Il y a tous les âges, à partir de 16 ans, et ils viennent souvent d’autres arts martiaux, mais nous avons aussi des débutants qui n’ont jamais mis de gants ou un kimono de leur vie. » Les compétitions encore interdites en France Studieusement, toujours dirigés par des membres de l’encadrement, les pratiquants enchaînent avec une séance de « shadow », des séries de coups à vide. Fin de l’échauffement, l’entraîneur lance alors des ateliers : d’un côté, les techniques pieds-poings, de l’autre, l’apprentissage des phases d’immobilisation au sol. Déjà bien transpirant, Jérôme, 31 ans, a le sourire : « C’est très exigeant physiquement, mais aussi techniquement. » Le jeune homme, venu du karaté, avoue que, dans un premier temps, son entourage était réticent à son inscription au free fight : « Ma femme se posait quelques questions au début, confie-t-il. Mais elle a vite compris qu’il n’y avait rien à craindre. Pour tout dire, je me suis fait plus mal au karaté qu’au free fight. On fait très attention et c’est très bien encadré. » Toutefois, pas question de passer pour l’instant à de vraies compétitions, encore interdites en France. Ce que regrette L’entraineur En compétition, c’est du pancrace, une forme de lutte approchante, mais sans coups portés au sol. Mais, dans certains galas, ça se fait déjà. Dans ces conditions, si la loi ne change pas pour encadrer tout cela, on risque de devoir attendre l’accident pour faire évoluer la position du ministère des Sports. Mais tout ça devrait bouger, j’ai confiance. »

 

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